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Le 09-08-2008
Mico Bolo : « Je suis admiratif de l’endurance et du niveau des concurrents »

 
Le Basque Javier Ugalde, à la barre de Titter, a été le dernier à franchien course la ligne d’arrivée vendredi soir à Madère. L’heure de tirer un premier bilan avec Mico Bolo, directeur de course de la Transquadra.
 
Mico Bolo : « 103 bateaux au départ, 93 à l’arrivée. Compte tenu des deux dépressions subies dans le Golfe de Gascogne et au Cap Finisterre, je pensais sincèrement qu’il y aurait plus de casse. Pour des amateurs, chapeau ! »
Selon vous, d’où provient une telle endurance, des bateaux et des hommes ?
« Les concurrents ont beau être des amateurs, ils ont très bien préparé leurs bateaux. De plus, ils ont fait montre en mer d’une grande résistance à l’inconfort et au mal de mer. Je suis également impressionné par leurs qualités morales. Beaucoup ont dû s’arrêter pour réparer. On aurait pu craindre qu’ils abandonnent. La plupart sont repartis. En revanche, ces réparations ont souvent concerné des problèmes de grand-voile, fabriquées dans des matériaux exotiques. C’est très bien pour courir des parcours banane en Baie de Quiberon, mais au large, c’est fragile. C’est une erreur récurrente dans la Transquadra »

Sur les quais de Funchal, l’ambiance est excellente. Les familles et amis ont rejoint les skippers. Est-ce un motif de satisfaction ?
« Oui, car on voit que lien qui unit la course aux amis et familles à terre est de plus en plus fort. Cela tient essentiellement à l’évolution de notre site internet, à sa cartographie qui permet de visionner et positionner les bateaux quasiment en direct. Il y aussi les photos, les vidéos, les nouvelles en direct du large, etc… »

Le 24 janvier prochain, les bateaux prendront le départ de la seconde étape, celle de la Transat, cap sur Le Marin en Martinique. Au vu de la première manche, comment se présente la course ?

« En double, les premiers (Stéphane Névé et Jean-Baptiste L’Ollivier) ont dix heures d’avance en temps compensé, soit un avantage assez important. En revanche, derrière, le jeu est très ouvert. Il y a ainsi au moins 6 bateaux qui peuvent jouer le podium, dont quatre en 29 minutes ! En solo, Philippe Massu est favori, mais son duel avec Jean-Pierre Kelbert promet d’être chaud. Toutefois, en solo comme en double, il reste 2700 milles devant les étraves. Il peut s’en passer des choses ! ».

Propos recueillis par Jean-Marie Biette