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Le 05-08-2008
Les arrivées se succèdent à Madère

 
Funchal. Les équipages en double sont arrivés en cascade lundi soir, en début de nuit. Ce fut tout d’abord l’A.35 ATR Team winds de Jérôme et Antoine Croyere. Ces véritables gentlemen du large ont coupé la ligne devant Quita do Lorde à 21h30, heure locale. Une nouvelle fois, ces anciens équipiers d’Eric Tabarly ont fait preuve de classe et d’humilité dans leurs premières déclarations, racontant avec humour une première étape en dents de scie : « Nous avons longtemps été premiers, puis 26e, pour finir deuxièmes. La régularité n’a vraiment pas été notre fort. En fait, nous avons commis une grosse erreur au Cap Finisterre en allant trop près de la côte. Mais on ne s’attendait pas à remonter aussi fort ! ».
 
Un quart d’heure plus tard, c’était au tour de Bernard de Ravignan et François Petit de couper la ligne. « C’était démentiel », se réjouissait Bertrand de Ravignan, une bouteille de champagne à la main. « Le bateau (Kaïdoz 31) est magique. On n’a eu que du bonheur au portant, dans des longs surfs, à plus de 12 noeuds de moyenne ».

A ses côtés, François Petit était, lui aussi, rayonnant : « On a eu du mal dans le Golfe de Gascogne, car on découvrait le bateau. Mais dès qu’on a trouvé le mode d’emploi, nous sommes allés très vite. Le bateau est vraiment génial. Dans les Alizés portugais, on a doublé tout le monde sous grand spi et grand voile à deux ris ».

Dans la douce nuit de Madère, les pontons s’animaient de plus en plus au fil des arrivées. A 22h10, Jean-François et Nathalie de Premorel en terminaient à leur tour avec la première étape. En descendant de leur Sun Fast 3200 Les Herbiers entreprises, ils ont commencé par faire la bise à Daniel Andrieu, l’architecte de ce voilier né de la Transquadra. « C’est vraiment un super bateau, lance Jean-François de Premorel. Il est polyvalent, à l’aise dans toutes les conditions. Malheureusement, un coquetier de 36 h de notre spi dans l’étai nous a fait perdre beaucoup de temps. C’est dommage, car la course est géniale et notre bateau un vrai bonheur ».

Une heure plus tard, le J 122 Formatives sort de la nuit pour couper la ligne. A son bord, Catherine Chabaud raconte son étape : « J’ai eu beaucoup de plaisir à naviguer avec Jean-Marie Patier, mon compagnon. C’est vrai que nous espérions une étape de petit temps. Elle a plutôt été musclée, au près dans le Golfe et au portant ensuite. C’est un excellent bateau, mais très physique et nous n’étions pas vraiment préparés. En tout cas, je me demande aujourd’hui comment j’ai pu faire pour naviguer seule lors du Vendée globe. A deux, c’est vraiment mieux ! ».

Depuis, les arrivées se succèdent (Lire dans le rubrique classements), les ordinateurs calculenbt le classement en temps compensé (le seul retenu) et les bateaux vont investir le quai du port de Funchal. La capitale de Madère, qui fête ses 500 ans.



Jean-Marie Biette