Actualités
 
Le 02-08-2008
Dernière nuit, dernier sprint pour les leaders

 
Demain matin, les premiers devraient être en train de franchir la ligne d'arrivée de Quinta do Lorde à Madère. Sauf accident, il s'agira d'un doublé Archambault avec l'A.35 Equipages center de Philippe Massu et Un monde qui bouge (Stéphane Névé et Jean-Baptiste L'Ollivier).
 
(Funchal).- Au classement de ce dimanche matin (6 heures), les deux A.35 Equipages Center et Un Monde qui bouge se livraient un mano à mano sans merci. A près de 10 noeuds au portant, Stéphane Névé et Jean-Baptiste l'Ollivier pointaient à 234,5 milles de la ligne d'arrivée. Leur avance sur Philippe Massu n'était que de 0,7 milles. Le fait d'être en double leur confère un incontestable avantage, au niveau du sommeil et du temps disponible à la table à cartes et devant les
fichiers météos. Mais Philippe Massu, assuré d'une large victoire en temps réel en solo (60 milles d'avance sur le JPK 960 Partouche, Jean-Pierre Kelbert), vendra très chèrement sa peau. Vainqueur de la précédente édition, le skipper rochelais est un « coriace » qui ne lâche jamais rien.

En doubles, derrière Un monde qui bouge, la situation semble plus incertaine. Jean-François et Nathalie de Premorel, toujours deuxièmes à
bord de leur Sun Fast 3200 Les Herbiers entreprises, ne comptent plus que 11 milles d'avance sur le J 122 Formatives barré par Catherine
Chabaud et Jean-Marie Patier. A priori, la différence de taille et de performances au portant, en temps réel, favorise l'ex concurrente du Vendée Globe.
On notera aussi la belle remontée de Bernard de Ravignan et François Petit à bord de Luhona. Pointés en septième position à 86 milles des
leaders, ils démontrent que leur Kaidoz 31 est beaucoup plus à l'aise dans les vents portants que dans les vents contraires et la mer musclée
du Golfe de Gascogne. Très voilé, léger, dotée d'une carène planante signée Jacques Fauroux,
le « phénoménal » Kaidoz 31 fait enfin parler dans le top ten. (en temps réel, car son rating élevé pourrait lui réserver de mauvaises surprises au
classement en temps compensé, le seul retenu ).

Plus loin au classement, les concurrents de la Transquadra ont tous eu le mérite de passer l'épisode musclé du Golfe de Gascogne et du Cap Finisterre, parfois au prix de réparations au « stand » de la Corogne. En accrochant les vents portants le long des côtes portugaises et en accélérant la cadence, ils font montre de belles ressources morales et physiques.

Jean-Marie Biette