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Le 30-07-2008
Quelle option pour passer le cap Finisterre ?

 
Des options se dessinent au sein de la flotte des concurrents de la Transquadra avant le passage du Cap Finisterre. Plus au Sud et à l'Est
comme Philippe Massu, leader en solo. Plus à l'Ouest comme François Gouin (4e), ou en position médiane comme les premiers doubles.
 
(A bord de Batojano 2, Sun Odyssey 49 i)
« L'équation est assez simple. Les concurrents ayant choisi une option Sud ont moins de vent, mais d'une direction plus favorable. Plus au Nord, les vents sont plus forts mais obligent à tirer des bords ». Face
à son écran d'ordinateur, Mico Bolo, directeur de course, observe les champs de vent à la table à carte de Batojano 2. La réponse à l'équation météo sera donnée demain jeudi lors des premiers passages au cap Finisterre(pointe Nord-Ouest de l'Espagne). Toutefois, côté solo, Philippe Massu semble très bien placé. En tête au classement général, à 911 milles de Madère, le skipper du A.35 Equipages
center doit pouvoir bénéficier de vents portants avant d'atteindre le Cap Finisterre. Beaucoup plus à l'Ouest, François Gouin, 4e à bord du Sun Fast 3200 Ligue contre le cancer, va devoir tirer des bords dans des vents soutenus de 15 à 20 noeuds.
Cependant, la météo étant loin d'être une science exacte, une faible bascule des vents dans un sens ou dans l'autre peut encore brouiller les
cartes. Une autre option était encore de choisir. de ne pas choisir et de rester assez proche d'une route directe. Un choix payant pour les doubles, comme le leader ATR Team winds des frères Croyère, ou encore le Sun Fast3200 Les Herbiers entreprises de Jean-François et Nathalie de Prémorel, seconds à 2,8 milles du leader. Les prochains flots argos donneront les premiers éléments de réponse à ce jeu toujours passionnant des options météo dans le Golfe de Gascogne.

Jean-Marie BIETTE

Echos du large
- A bord de Lem Equipement, le restaurateur nantais Antoine Ruffault soutient le moral de son skipper Antoine Lemarchand avec force tartines chaudes de foie gras.
- Sur Mustique, L'anniversaire de Jean-Marc Trihan a été fêté au
champagne. Même si l'ambiance à bord était plutôt au « shaker », tant
la mer était agitée.

- Le doyen de l'épreuve, Jean-Claude Lancou (73 ans) dit avoir « le moral au beau fixe » maintenant que les grains du début de course sont passés.

- L'équipage de Milin.3D s'est fait une grosse frayeur en croisant de très près un concurrent de la course, en train de dormir très certainement. La collision a semble-t-il été évitée de justesse !

- La persévérance a payé à bord sur Sun Fast 3200 Atlantis. En proie à de gros problèmes de pilote automatique, Jean-François Nouel est
resté « vissé à la barre » pendant que Guillaume Lebaron démontait et remontait le pilote pour la « 300e fois ! ». Et le miracle a finalement
eu lieu, alors que l'équipage commençait à penser rallier La Rochelle pour réparer.