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Le 28-07-2008
La Transquadra a fait la pluie et le beau temps

 
L'orage et la pluie n'ont pas eu le temps de gâcher le départ de lapremière étape de la Transquadra. En tout cas pas celui des solos.
 
Sous un généreux soleil, à l'ombre imposante des paquebots en construction aux chantiers nazairiens
Aker yards, c'est Phiippe Massu (Equipages center, A.35) et Jean-Pierre Kelbert (Léon, JPK 960) qui ont
été les plus rapides à couper la ligne de départ.
Remontant au près dans un vent de sud-ouest d'environ 10 nouds, le Rochelais Philippe Massu et le Lorientais Jean-Pierre Kelbert se sont livrés un superbe et impitoyable mano à mano, enchaînant croisements et virements de bord dans l'estuaire de la Loire.
A la bouée Christian Pressac (du nom d'un ancien et très regretté concurrent de la Transquadra, récemment décédé), Philippe Massu virait en tête, avec trois bonnes minutes d'avance sur un autre A.35 (Coco), skippé par Frédéric Ponsenard.
Edouard Danel plaçait son A.35 Tchouk Tchouk Nougât sur la troisième marche du podium du trophée Christian Pressac, au nez à et à la barbe du
JPK 960 barré par Jean-Pierre Kelbert.

L'horizon, de plus en plus noir, tenait ses mauvais présages. La petite musique estivale de la Transquadra s'est muée en une mélodie plus automnale, sur fond de coups de tonnerre et d'averses à l 'horizontale.

Pour le passage du premier double à la bouée Pressac, les concurrents avaient depuis longtemps troqué les shorts et chemises blanches pour debons et gros cirés, estampillés entraînements d'hiver.
Il pleuvait des cordes pour le passage du Grand soleil 43 (ironie du sort !) Exel promotion, skippé par Jacques Fily et Daniel Coustiller.
Suivaient sous une pluie battante Jean-Pascal Doursat et Jean-Michel Roux (Garance peinture, A.35), Jérôme et Antoine Croyere (Hey Joe, A.35) et les méditerranéens Jean Gonon et Christophe Petetot (DSN).

Les concurrents de la Transquadra attendaient en fin d'après-midi que le grain passe et laisse enfin apparaître des cieux plus cléments et
habituels en été.
Les vents de Sud-Ouest imposaient en tout cas de naviguer au près et de tirer les meilleurs bords dans un golfe de Gascogne assez complexe à décrypter au niveau météo.

Jean-Marie BIETTE