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Le 16-02-2009
Disparition de Jean-Marc Hautbois : le récit d’Avel

 
L’équipage du Pogo 8.50 Avel, François Van Eetvelde et Patrick Bevernaege, a été accueilli ce vendredi au Marin avec beaucoup de chaleur et d’émotion. Les deux marins belges avaient fait demi-tour pour aller à la rencontre du bateau du navigateur disparu Jean-Marc Hautbois.
 
François Van Eetvelde et Patrick Bevernaege ont eu le droit à une haie d’honneur à leur arrivée au ponton du Marin en Martinique. Un accueil fantastique et très chaleureux leur était réservé par les concurrents et membres de l’organisation de la course. Aux hourras de la grande famille de la Transquadra, Patrick Bevernaege a répondu par un « hourra à Jean-Marc ».
L’atmosphère est soudainement devenue plus lourde, chargée d’émotion. Le même Patrick Bevernaege avait raconté au directeur de course Mico Bolo, quelques minutes auparavant, ce moment terriblement douloureux de la montée à bord du First 31.7 Xenon, le bateau de Jean-Marc Hautbois.
Au bord des larmes, Patrick Bevernaege a fait le récit du demi-tour en plein Atlantique, à la demande de la direction de course. Des douze heures de près face aux alizés pour finir par apercevoir Xenon au petit jour.
« Le bateau faisait route sous pilote plein Sud, grand voile affalée, bôme cassée et sous solent, explique le navigateur belge. On a lancé un premier appel par VHF. Sans réponse. On a ensuite crié, toujours sans succès. Nous avons mis des défenses à l’avant de notre bateau pour monter à bord de Xenon. Je suis descendu dans la cabine. Je n’ai malheureusement vu personne ».

Très ému, Patrick Bevernaege confie avoir vu le long de l’espar une échelle de mât en sangle avec des marchepieds. Il a également vu un mousqueton anti chute d’alpiniste, situé un mètre au dessus du premier étage de barres de flèche. C’est sans doute ce mousqueton que Jean-Marc Hautbois a lâché pour démêler des drisses sous le vent. Le tragique accident a dû avoir lieu à cet instant.

Emus et dignes, François Van Eetvelde et Patrick Bevernaege n’avaient pas le cœur à raconter les nombreux problèmes qu’ils ont connus durant la traversée. Seul l’hommage à Jean-Marc Hautbois comptait à leurs yeux.

Jean-Marie Biette