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Le 14-02-2009
Mico Bolo : « Une sixième Transquadra éprouvante »

 
Alors qu’il reste, ce mercredi 11 février à 14h20 TU, une quinzaine de bateaux encore en course, Mico Bolo, directeur de course, dresse un premier bilan de la 6e édition de la Transquadra :
 
Mico Bolo :

« Cette édition de la Transquadra restera à tout jamais marquée par la disparition dramatique de Jean-Marc Hautbois. Malgré tout, la course continue. On a eu cette année ce dont tout le monde rêve en s’inscrivant à la Transquadra, c’est-à-dire des alizés soutenus et de longs surfs ».

Des conditions idéales somme toute. Et pourtant, les concurrents semblaient physiquement et nerveusement marqués . Pour quelle raison ?

« Oui, car contrairement à 2002, les concurrents ont subi beaucoup de grains, souvent de nuit. La mer était également plus difficile. Alors, cela a donné de très beaux surfs, souvent à plus de 20 nœuds, ce qui est énorme pour des voiliers de 10 mètres. Mais il fallait rester très concentrés à la barre, faire des quarts d’une heure pour les doubles, faire confiance au pilote pour les solos ».

Malgré ces conditions, le record de traversée de 2002 ( 13 jours et 12 heures ) n’est pas tombé. Pourquoi ?

« Ils ont navigué plus vite en 2009, mais les bateaux ont dû rallonger leur route en descendant Sud afin d’éviter les calmes qui régnaient sur la route directe ».

Concernant l’équipement des bateaux, y-a-t-il des premières leçons à tirer ?

« Incontestablement, les étais en rod (barre en inox) ont posé de gros problèmes. Il vaut mieux traverser avec des étais en bon vieux câble. Sous spi, il y a une très forte pression sur le mât et l’étai est constamment mou. En rod, il finit par casser.
Plusieurs A.35 ont connu ce problème ».

Quels hommages la Transquadra a-t-elle prévu pour honorer la mémoire de Jean-Marc Hautbois ?

« En premier lieu, tous les bateaux vont sortir dimanche prochain lors de la régate amicale avec les membres du club nautique du Marin. Avant le départ, une gerbe de fleurs sera lancée à l’eau en mémoire de Jean-Marc Hautbois. Un hommage lui sera également rendu lors de la soirée de remise des prix »

Propos recueillis par Jean-Marie Biette




Echos des pontons

Philippe Massu privé d’Irridium.

Très déçu à son arrivée au Marin, Philippe Massu, skipper du A.35 Equipages center, parle de sa seconde étape :

« J’étais parti pour faire une belle étape. Mais mon téléphone satellite Irridium est tombé en panne dès le premier jour. A cet instant, j’avais une belle avance. J’aurais pu la gérer jusqu’à l’arrivée si j’avais eu les fichiers météo et les positions de mes concurrents. Au lieu de ça, j’ai navigué à l’aveugle, avec mon baromètre pour seule aide. En arrivant près des côtes martiniquaises, ma femme m’a donné mon classement au téléphone. J’avoue que j’ai pris un gros coup en "pleine gueule". Mais Jean-Pierre Kelbert est un beau vainqueur »...