Actualités
 
Le 04-02-2009
Le bonheur, c'est simple comme un long surf sous spi sans pépin !

 
Le relevé argos de ce matin montre que le sprint final s’effectue sous spi et dans de longs surfs. Avec parfois de la casse, racontée ou non au PC course.
 
Au classement solo, Jean-Pierre Kelbert creuse l’écart sur son concurrent Philippe Massu, lequel plonge seul au Sud. En doubles, les trois A.35 ATR Team winds, Tchouk Tchouk et Un monde qui bouge se tirent une superbe bourre.

S’ils maintiennent leur vitesse moyenne à plus de 9 nœuds, la ligne d’arrivée pourrait être coupée dans la nuit de samedi à dimanche. A noter encore que, pour son premier contact VHF du Vendée globe, Samantha Davies (Roxy) a discuté avec un concurrent de la Transquadra. Elle n’a pas dit lequel…
Comme l’éternité, les surfs dans les alizés, c’est long, surtout vers la fin. Notamment lorsque le spi dégonfle légèrement et s’amuse à faire des tours dans l’étai. Ou encore lorsque le concurrent, fatigué par de longues heures de barre, est surpris par un grain ou une mauvaise vague contrariant la longue houle régulière. Et c’est la faute de quart, la sortie de route, avec au minimum un lof et des sueurs froides. Au pire, un distribil plus important et de la casse, dans le spi ou encore le génois tangonné.

Pierre de Groodt (Air du Nord) dit ainsi avoir vécu un sévère « bizutage », en perdant sa dernière drisse dans un grain à plus de 30 nœuds. Le Nordiste a réalisé une très belle manœuvre en faisant gîter son bateau, tout en l’arrêtant, grand voile affalée, avec des trainards (notre photo), avant un coup d’alpinisme dans le mât. Quelques heures de boulot et d’équilibrisme plus tard,  Air du Nord est reparti sous grand spi !

Autre casse à bord du J 109 J Box, avec un point d’écoute de génois arraché dans uner afale. Là encore, aucun découragement à bord. Des heures de couture et ça repart ! Les exemples sont nombreux et démontrent que les concurrents de la Transquadra sont de solides marins. A l’image d’Alain Ruffault, à bord du 31.7 Lem Equipements. Le meilleur cuistot de l’Atlantique Nord (Et Sud !) ne se plaint plus de ses douleurs à la hanche. Avec Antoine Lemarchand, il a également connu une belle galère avec un bris de bôme. Mais, là encore, la force de caractère et le moral au beau fixe ont pris le dessus, et la grand voile a été renvoyée !

D’un classement à l’autre, on voit des vitesses baisser subitement. La casse très certainement. L’endurance des solos ou des équipages sera donc primordiale lors de ce sprint final. La tactique météo est aussi un paramètre de plus en plus important au fur et à mesure que la Martinique approche. Le jeu consiste à ne pas se retrouver vent arrière lors des derniers milles. Le mieux est d’avoir de l’angle par rapport au vent annoncé d’Est. La plupart des premiers concurrents semblent opter pour une route plutôt Nord, comme Tchouk Tchouk Nougat par exemple. A l’inverse, Philippe Massu plonge vers le Sud. Un jeu d’échecs météo qui sera passionnant à suivre jusqu’à l’arrivée.
 
Jean-Marie Biette

Echos du Large


Roxy (Samatha Davies)

Dans les alizés, je croise la flotte de la "Transquadra". J'ai vu la petite lueur brusque sur mon radar juste à un mille et demi de Roxy. Je les ai appelés et nous avons eu une conversation agréable et je leur ai donnés les dernières informations météorologiques! C'était la première fois que j'ai parlé à quelqu'un en VHF depuis le début de la course! Ils m'ont dit qu'ils avaient vu mes feux de nav et mon mât

Air du Nord (Pierre de Groodt)

Je viens de le découvrir mais tous les nouveaux solo
participants à la Transquadra se font bizuter. Pour moi, c'était ce
matin, lorsque j'ai du monter en haut du mât pour récupérer ma dernièredrisse. Pourtant j'y tenais à celle-là mais hier soir je me suis faitprendre dans un grain à + 30 nds sous spi lourd et GV haute. Impossible
de le tenir et dans une claque, le mousqueton s'est ouvert; le spi esttombé à l'eau et la drisse est restée en haut du mât. deux choix:monter en haut du mât ou terminer la course sans spi en mode balade et
guitare. Une semaine ça allait faire longuet, et voir tous les copains débouler plein pot au Marin, je trouvais l'idée assez moyenne... je me suis fait une longue nuit et ce matin j'étais à pied d'oeuvre. Sortir tout le bateau et matosser sur le pont sous le vent pour faire giter.
ralentir le bateau avec des trainards, amarres, chaines, Affaler la GV pour pouvoir se ceinturer au mât. Couteau, leaderman, Iridium. ( pour
appeller les petits copain si j'étais coincé...) ne rien oublier..
J'installe le sytème utilisé par les alpinistes pour remonter sur unecorde et hop. A partir du 2ème étage de barres de flêches , ça commence à tanguer vachement. on ne regarde pas en bas et on continue. Ouf ça secalme un peu. Allez encore quelques mètres. Ca y est. je libère la drisse au capelage et j'en profite pour en sortir une autre coincéeégalement depuis le lendemain du départ. Quelle vue magnifique. J'aurais du prendre mon appareil:-)
Descendre , c'est tout droit et ça va beaucoup plus vite. Yesss. je suis assez content . Reste à ranger le chantier et repartir au plus vite/ Il est 14h30 quand le beau spi noir de WATCH TV vole à nouveau fièrement au vent.


Sobek

Que le dieu Sobek soit loué

Apres 24 heures difficiles, quelques problèmes techniques, un Spi lourd déchiré avec tetière restée en tête de mat, Sobek le maitre des eaux nous a offert:

- Une belle nuit de glissade sous grand spi SANS GRAIN!

- Une pêche miraculeuse (3 poissons volants cette nuit dont un qui a atterri directement dans la descente par la cuisine)

- Progression d'une place au classement

A part les 8 heures de couture à finir et les fesses humides, tout vabien: Notre crocodile repart à la chasse!
Jean-Philippe et Nicolas sur Sobek, 16N 45W



HANSE BRETAGNE

Bonjour à tous,
Tout va tres bien pour nous, la route est directe , la mer magnifique, et les vents poussent MacaPare à des vitesses interessantes sous voilure classique! Les surfs se multiplient avec un record exceptionnels réalisé par Renaud le Belge volant à 19,7nds!!! Celui là il sera dur à faire tomber!
On est au 2/3 du parcours c'est super ! on regrette pas dêtre là!
Bonne route à tout le monde et a bloque au Marin!

Akera

Moins de 1000 miles à parcourir pour atteindre le Marin. Ce qui avant le départ de la première étape était une navigation hors du commun devient aujourd'hui presque une banalité.

Grande faculté d'adaptation, mais aussi des conditions idéales de navigation dans cette deuxième semaine de course.

A bord, tout va bien. La vie s'organise. Nous résolvons nos petits problèmes techniques les uns après les autres.

Beaucoup de vent et beaucoup de grains cette nuit.La cadence est soutenue, la fatigue aussi.

Rien n'est fini, l'approche de la terre peut encore réserver des surprises.